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L'initiative populaire contre les brebis galeuses


Exposé de Jean-François Rime, conseiller national Bulle (FR)

L'objectif premier de l'initiative populaire "pour le renvoi des étrangers criminels" est de faire respecter à nouveau les lois et les règles de notre pays. Tout étranger qui ne s'en tient pas à ces règles doit quitter le pays. Il ne faut pas que la Suisse devienne l'eldorado des criminels étrangers. La mise en place de règles et de définitions claires pour l'expulsion des étrangers criminels nous permettra de rétablir l'ordre et la sécurité en Suisse.

Notre initiative vise uniquement les étrangers qui violent nos lois, commettent des délits graves, abusent de nos œuvres sociales, donc qui menacent l'ordre et la sécurité publics. Un étranger qui refuse obstinément de respecter notre régime légal et de s'intégrer doit quitter le pays. Les individus récalcitrants, les jeunes casseurs, les trafiquants de drogues, les violeurs et les autres criminels étrangers n'ont pas leur place en Suisse. Ces brebis galeuses ou moutons noirs parmi les étrangers doivent être expulsés.


Dans l'intérêt des étrangers corrects

Cette initiative vise clairement les brebis galeuses. Par la même occasion, l'initiative sur le renvoi renforce la position des étrangers corrects, intégrés et travailleurs qui vivent en Suisse. Il est regrettable qu'une petite minorité d'étrangers non intégrés, délinquants et violents jettent le discrédit sur toute la population étrangère. Il faut que cela cesse: il est important pour la réputation des étrangers intégrés et travailleurs que les étrangers qui violent les lois et menacent la sécurité quittent le pays.


Moins de criminalité étrangère égale davantage de sécurité

L'initiative populaire "pour le renvoi des étrangers criminels" remet en vigueur le principe de l'expulsion du territoire qui figurait autrefois dans le Code pénal. Il s'agit d'intervenir de manière ciblée contre les individus qui mettent gravement en péril la sécurité de la Suisse, qui abusent de notre système social et qui discréditent ainsi toute la population étrangère résidant en Suisse. La réglementation de l'expulsion figurant actuellement dans le droit des étrangers est trop molle. Nous avons besoin d'une disposition contraignante qui impose dans tous les cas la révocation du droit de séjour en cas de délit grave.

Il est important que la perte du droit de séjour soit la conséquence obligatoire d'un délit. Cette réglementation reprend en fait l'idée de l'expulsion du territoire qui figurait autrefois dans le Code pénal en tant que peine accessoire. Nous donnons ainsi un signe très clair – aussi aux jeunes étrangers qui doivent bien comprendre que les lois de ce pays sont là pour être respectées. Nous ne pouvons plus accepter ces bagarres, batailles au couteau et autres actes de violence qui font l'actualité depuis quelque temps. Il est urgent d'agir contre cette recrudescence de la violence!


Les abus sociaux doivent aussi conduire à l'expulsion

Cette initiative inclut également les abus sociaux dans les états de fait constitutifs d'un délit entraînant l'expulsion. Celles et ceux qui perçoivent abusivement des prestations des œuvres sociales doivent quitter le pays. Comme tous les autres pays industrialisés occidentaux, la Suisse subit elle aussi une immigration qui ne vise plus seulement le marché du travail, mais de plus en plus souvent le système social. Ce développement est désastreux sur le plan économique.

Nous ne pouvons pas accepter que notre système de sécurité sociale soit escroqué par des profiteurs et des fainéants qui s'aménagent une vie tranquille et confortable aux frais de la collectivité. L'effet dissuasif que cette initiative exercera sur les touristes sociaux réduira les abus dont sont victimes nos œuvres sociales. L'immigration dans le système social reculera et le nombre disproportionné d'étrangers percevant des prestations sociales pourra enfin être réduit.


Il faut faire de l'ordre maintenant

L'initiative "pour le renvoi des étrangers criminels a été signée par plus de 210 000 Suissesses et Suisses. Les objectifs qu'elle poursuit sont partagés par la majeure partie de la population. Il appartient maintenant au Conseil fédéral et au Parlement de traiter rapidement ce projet afin que les mesures nécessaires puissent être prises dans les plus brefs délais. L'UDC a fait son travail – la balle est maintenant dans le camp du gouvernement.