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1er août - thème médiatique de l'année


Exposé d'Ueli Maurer, conseiller national, président UDC Suisse

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil: le premier août semble être le thème médiatique de l'année. L'importance que prend soudainement notre fête nationale ne va pas de soi; elle est étroitement liée à la politique de l'UDC.

Lorsque nous tenions il y a quelques années notre congrès de parti dans une petite ville de Suisse romande, le maire radical avait fait pavoiser toute la ville avec des drapeaux européens pour provoquer l'UDC. Une partie des médias et les autres partis se sont bruyamment réjouis de ce qui paraissait être une leçon politique donnée à un parti prétendument rétrograde. Le drapeau suisse et la fierté nationale appartiennent au folklore, l'avenir de la Suisse est dans l'UE, pouvait-on lire un peu partout.

Aujourd'hui nous constatons avec plaisir que l'anniversaire de notre pays est un thème si important que les médias s'en occupent depuis avril dernier. Les réflexions souvent superficielles qui ont fréquemment dégénéré en une bataille pour le Rütli ont néanmoins un sens plus profond: le centre et même la gauche unie ont fini par comprendre que la fierté de notre pays et de nos origines était un sujet médiatique et populaire, donc très utile en cette période électorale. Les milieux qui, autrefois, se sont le plus éloignés de la Suisse, qui reniaient le plus leurs origines et qui étaient le plus prêts à renoncer à l'indépendance de la Suisse sont aujourd'hui les plus empressés à se rendre sur le lieu de naissance de notre pays. Tous ceux qui hurlaient de joie devant la devise inscrite au pavillon suisse de l'exposition mondiale - "La Suisse n'existe pas" - veulent se rendre au Rütli le 1er août. Coûte que coûte. Sans vouloir abuser de la bible, nous autres gens de l'UDC, nous ne pouvons nous empêcher de penser à la parabole du fils prodigue.

Le Rütli est partout
L'UDC était et est toujours d'avis qu'il ne sied pas à la modestie suisse de célébrer la Fête nationale sous une forêt de drapeaux flottants, sous les éclairs des flashs photographiques, sous les projecteurs des caméras et derrière des agents de police harnachés. Il est plutôt caractéristique de notre pays de fêter le 1er août en famille, dans les quartiers, dans les villages et les villes. Des enfants joyeux, des lampions, des feux de montagne, mais aussi des allocutions réfléchies font partie de cette manifestation tout comme l'hymne national et la saucisse grillée. Les visiteuses et les visiteurs sont fiers de leur patrie, mais ils portent cette fierté plutôt dans leur coeur que sur leur langue. Comme l'exige précisément la traditionnelle modestie suisse.

En fait, les Suissesses et les Suisses désirent en ce jour de la Fête nationale avant tout une chose: la sécurité et la prospérité. La sécurité de leurs enfants, la sécurité dans la rue, la sécurité sur la place de travail et dans les loisirs. C'est à l'Etat qu'il appartient de veiller à la sécurité de la vie et de la propriété; c'est même sa tâche première. Aujourd'hui, l'Etat s'occupe de tout et de n'importe quoi - mais il néglige la sécurité. Les conséquences tragiques de cette politique se reflètent dans les comptes rendus des médias sur la criminalité et dans les effrayantes statistiques criminelles.

L'UDC se rend chez les Suissesses et les Suisses
L'UDC revient à cette tradition qui consiste à fêter le 1er août dans un cadre aux dimensions humaines. Dans de nombreuses communes du pays des représentants de l'UDC exposeront leurs réflexions dans un discours. Et ces paroles sont accompagnées d'actes: nous faisons nôtre le souhait des Suissesses et des Suisses de vivre en sécurité:

Notre initiative populaire "pour le renvoi des étrangers criminels (initiative sur le renvoi)" a suscité un large mouvement de soutien dès son lancement. Partout où des sondages ont été effectués le taux d'approbation montait spontanément à 60, 70 et même 80%. L'inaction et la tolérance hypocrite du politiquement correct ont fatigué la patience des Suisses. Le ton du nombreux courrier que nous recevons de citoyennes et de citoyens est toujours le même: cela suffit! Faites enfin quelque chose! Cette ambiance se reflète directement dans la récolte de signatures. Chaque jour nous expédions des centaines de listes de signatures qui nous ont été commandées. Cette approbation dépasse largement notre propre base et provient même de la gauche politique. En fait, il n'y a rien d'étonnant à cela puisque la criminalité étrangère touche tout le monde.

Envoi dans tous les ménages de Suisse
Le lancement de notre initiative populaire nous a par ailleurs valu une belle surprise: nous avons trouvé un sponsor - qui plus est de Suisse romande - pour lequel l'objectif de cette initiative est si important qu'il veut envoyer le texte de l'initiative et une feuille de signatures dans tous les ménages de Suisse. Les machines à imprimer ont chauffé ces dernières semaines afin que les citoyennes et citoyens suisses trouvent ponctuellement le 1er août notre message pour l'anniversaire de la Suisse dans leurs boîtes aux lettres en même temps qu'une feuille de signatures pour l'initiative sur le renvoi. Jamais encore à ma connaissance il n'y a eu en Suisse une action aussi large pour récolter des signatures. Avec cet envoi nous donnons à chaque Suissesse et à chaque Suisse l'occasion de s'engager directement pour son pays en ce jour de la Fête nationale: en signant cette initiative, il contribue concrètement à la sécurité de la Suisse. L'UDC tient à montrer ainsi qu'aimer sa patrie, c'est s'engager pour son pays et son peuple. Le 1er août. Et bien au-delà parce que notre engagement ne date pas d'hier.

26.07.2007