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Seul l'original est efficace

Oui à l'initiative sur le renvoi!

Article de Lukas Reimann, conseiller national, Wil (SG)

L'initiative UDC "pour le renvoi des étrangers criminels" a recueilli plus de 210 000 signatures en quelques mois seulement. C'est dire le soutien massif dont bénéficie ce projet au sein de la population suisse. La criminalité étrangère constitue un facteur de risque de plus en plus inquiétant pour notre pays. On relève en effet depuis quelques années une forte augmentation du nombre de crimes violents comme les homicides, les brigandages et les viols.

Forte proportion de délinquants étrangers
La disproportion d'étrangers parmi les délinquants est frappante. Près de la moitié des condamnations pénales sont prononcées contre des étrangers et cette proportion est largement supérieure pour les crimes graves. Plus de 70% de la population carcérale n'est pas suisse alors que la proportion d'étrangers vivant en Suisse est inférieure à 25%. La mollesse de l'exécution pénale suisse est l'objet de risée dans les milieux criminels étrangers. Cela changerait avec la menace d'une expulsion du territoire. Cette mesure aurait certainement un effet préventif.

Pour plus de sécurité
Le peuple attend des mesures efficaces. Si l'initiative sur le renvoi est acceptée, les étrangers qui commettent des crimes graves en Suisse peuvent enfin être systématiquement expulsés. Celles et ceux qui ne respectent pas nos lois sont renvoyés et frappés d'une interdiction de séjour. L'initiative UDC définit clairement les états de fait pénaux qui entraînent la suppression de l'autorisation de séjour et l'extinction de tous les droits y relatifs. Elle met fin à une jurisprudence molle et complaisante à l'égard des criminels étrangers. En effet, il n'appartiendra plus aux autorités concernées de décider de l'opportunité d'une expulsion. La Constitution fédérale stipulera clairement que les étrangers qui ont violé nos lois et commis des actes criminels doivent être obligatoirement renvoyés.

Le contreprojet: trompeur et inefficace
Nombre d'élus des partis concurrents n'apprécient évidemment guère que l'UDC exige des mesures concrètes contre la criminalité étrangère pour rétablir la sécurité dans le pays. Ils détestent voir l'UDC répondre précisément aux souhaits du peuple et craignent que ce projet n'apporte, après l'initiative contre les minarets, un nouveau succès populaire retentissant à l'UDC. Ils s'y opposent donc pour des raisons formelles et tentent de saper l'initiative par un contreprojet sans substance et trompeur. Une preuve parmi d'autres: l'initiative impose une durée minimale de l'interdiction de séjour de cinq ans; le contreprojet renonce à un tel délai, si bien que les tribunaux peuvent parfaitement prononcer une interdiction de séjour symbolique et inefficace d'un an.

Le contreprojet comprend aussi une clause vague sur le respect "des principes fondamentaux du droit international" sans préciser exactement ce qu'il faut entendre par là. N'importe quel juriste de gauche pourra trouver pour chaque cas une disposition du droit international empêchant un renvoi ou prolongeant à l'infini la procédure. Avec pour résultat un renchérissement massif des procédures en raison d'une multiplication des recours visant à bloquer l'expulsion des criminels étrangers. Les tribunaux pourront continuer de se montrer complaisants à l'égard des délinquants dangereux en se référant au droit international. Bref, ce contreprojet n'apporte strictement aucune amélioration par rapport à aujourd'hui.

Pour couronner le tout, le contreprojet lie indûment la problématique de l'expulsion des criminels à d'onéreuses mesures d'intégration. Ce procédé viole le principe de l'unité de la matière, car il empêche les citoyens d'exprimer fidèlement leur volonté. Il faut aussi rappeler que l'intégration est avant tout l'affaire des étrangers qui souhaitent s'intégrer. Il s'est avéré que les mesures prises par l'Etat – souvent à l'initiative de la gauche politique – ont eu pour principal effet de coûter cher aux contribuables qui, au titre des "programmes d'intégration", ont même du financer des cours de danse et de peinture en faveur des étrangers.

Seul l'original est efficace
Ce qui compte, finalement, ce n'est pas la politique partisane, mais l'efficacité des mesures prises. Il faut que les étrangers criminels soient effectivement expulsés dans l'intérêt de la sécurité en Suisse. Or, cela n'est possible que moyennant l'original, c'est-à-dire l'initiative UDC sur le renvoi. Ce projet doit donc être énergiquement soutenu.

Le but fondamental de l'initiative pour le renvoi des étrangers criminels est de renforcer le respect des lois dans notre pays. Ce projet ne touche que les étrangers qui commettent des délits graves, qui abusent de nos institutions sociales, donc qui compromettent l'ordre et la sécurité en Suisse. Les sujets récalcitrants, les jeunes brutes, les trafiquants de drogues, les violeurs et d'autres types de criminels étrangers n'ont pas leur place en Suisse. Il est aussi et même surtout dans l'intérêt des étrangers bien intégrés que ces "moutons noirs" ou brebis galeuses soient renvoyés.